MALAUSSENE

 

 

Perché sur une arrête rocheuse, Malaussène est un charmant village typique de la vallée du Var.

L'origine du nom vient du nom ligure de la roche du village : malaüs. Mais la légende raconte qu'un seigneur de passage ayant été surpris par la mauvaise qualité de la cuisine locale l'ait appelé Malaussène mauvaise table. M Le surnom des malaussénois, les « neble », signifie « ceux qui ne mûrissent jamais ». Le village est, en effet, dominé par le sauvage et imposant mont Vial, dont les versants boisés lui cachent souvent le soleil en hiver.

 

Visite guidée


Le village, situé un peu au dessus de la vallée du Var, à quelques kilomètres en amont des gorges de la Mescla, jouit d'une agréable vue. Depuis la ligne des Chemins de Fer de Provence, on voit de beaux cyprès qui dominent le paysage. C'est le lieu dit emblématique de Vellacole qui héberge depuis toujours le troupeau du village. L'église, d'allure homogène, n'a jamais subi de transformations baroques. Elle contient d'intéressants tableaux. Pour la visiter, demander les clés à la mairie. Le village est alimenté en eau par un viaduc qui date du XVIIIe siècle. Il amène l'eau de l'Addous, source très abondante.

 

Idées de randonnées


Un chemin permet de suivre vers l'ouest le viaduc pendant sept kilomètres en se dirigeant vers la source, située à proximité d'un mur d'escalade (renseignements à l'union sportive du bar des Platanes de Villars). Cette longue virée sur le plat se fait souvent à l'ombre.

 

Ou dormir


Deux gîtes ruraux de huit et cinq places. S'adresser aux Gites de France pour les réservations. Tél. 04 9215 21 30.

 

Allez-y en train


Depuis la halte de Malaussène (demander l'arrêt).

À pied 30 minutes par la petite route tranquille qui monte au village.

En taxi (2,5 kilomètres)

Tél. 04 93 05 75 90.

Infos tourisme

Tél. 04 93 03 77 54.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Malausséne

 

 

Le soleil brille dans le coeur des « Neblats »

 

 

 

Entre Mont Vial
et
Vallée du Var

Malaussène se trouve environ à 1,5 Km du lit du Var, sous la crête du Mont Vial. Le village est construit à 410 mètres d'altitude dans un petit cirque, à cheval sur une avancée rocheuse. Situé à quelques kilomètres en amont des gorges de la Mescla, il jouit d'une agréable vue. Depuis la ligne des Chemins de Fer de Provence, on voit de beaux cyprès qui dominent le paysage. Les petites ruelles qui parcourent le village ont beaucoup de charme, bordées de fleurs et de maisons anciennes. En les parcourant on y découvre un panorama sublime sur la vallée du Var. Ce petit village de 220 habitants, posé dans un nid de verdure, domine un territoire communal de 1 948 hectares. Le village est alimenté en eau par un viaduc qui date du XVIIIe siècle.

 

Un village Médiéval

 

Un habitat fortifié dénommé Malaussène est mentionné durant la première moitié du Xlll"e siècle.Il comprend un château, un village et une église. II était situé sur l'éperon rocheux qui domine au sud le village actuel.
D'abord seigneurie des Grimaldi de Beuil, Malaussène échoit aux Badat, avant d'être érigé en comté au bénéfice des Alziari en 1723. Le village médiéval, proche du château féodal de "Malaussène d'en haut" est progressivement abandonné au profit d'un emplacement où un habitat dispersé se développe. Un viaduc est édifié entre 1714 et 1775, amenant l'eau d'un canal de 7 kilomètres et permettant l'alimentation en eau du moulin et du lavoir de l'agglomération,ainsi que l'irrigation des cultures principalement des vignobles et oliveraies. Le blason suggère le vallon de Malaussène, coupé par le village, l'ancien "Malaussène d'en haut", aujourd'hui en ruine et qui devait avoir un emplacement fortifié comme l'atteste la présence de la tour.

Lou Neblat

L'origine du nom actuel du village vient du nom ligure de la roche du village : malaüs. Mais la légende raconte qu'un seigneur de passage ayant été surpris par la mauvaise qualité de la cuisine locale l'ait appelé Malaussène : mauvaise table. Le surnom des malaussénois, "Lou Neblats", signifie "ceux qui ne mûrissent jamais". Le village est, en effet, dominé par le sauvage et imposant mont Vial, dont les versants boisés lui cachent souvent le soleil en hiver.

 

 

Armand Emelina, le doyen des "Neblats"

Du haut de ses 91 ans, Armand est la mémoire des Malaussenois. II est né au village au début de la première guerre, dans la maison familiale. A trente ans il part travailler à Nice en tant que livreur. A la retraite en 1974, l'enfant du pays revient à Malaussène, où il ne cultive pas que le souvenir. Il a connu le village médiéval, encore habité dans les années 1930 par deux familles et abandonné progressivement au profit de l'emplacement actuel, moins étroit et alimenté en eau grâce au viaduc. Ce personnage est le témoin d'une vie rythmée par le travail et dans laquelle chacun avait sa place, le curé, le cantonnier mais aussi l'âne. « Chaque famille avait son lapin, son cochon et son âne qui servait à transporter le fumier et à ramener le fruit des récoltes depuis les campagnes (situées à 7km) jusqu'à la gare, pour être vendues au marché de la Libération à Nice » . A Malaussène, « lou Néblat, ceux qui vivent dans le brouillard » cultivaient surtout la pêche de vigne

 

Régine et son troupeau

Depuis quatre ans, Régine Ribière est la bergère de Malaussène. Son troupeau d'une soixantaine de chèvres est constitué de laitières, de reproductrices, de deux boucs et de 38 cabris. Il constitue un élément important de l'identité du village, arpentant les pâturages de la commune. C'est le lieu dit emblématique de Vellacole qui héberge depuis toujours le troupeau du village. En mélangeant le lait produit par ses chèvres alpines au lait de chèvres plus rustiques (comme les roves), Régine obtient un lait de très bonne qualité, très concentré en matière grasse. A partir de cette matière première, elle fabrique un excellent fromage de chèvre, apprécié des habitants de la commune et des gens des alentours, de fin mars à novembre. De quoi remettre en question la légende de l'origine du nom de Malaussène !

D'ici peu, la bergère et son troupeau bénéficieront des installations modernes d'une ferme et d'une fromagerie communale en cours de réalisation.

Folklore et tradition

Le tissu associatif à Malaussène est diversifié, ceci depuis de nombreuses années. Grâce au dynamisme et à la bonne volonté de la population, ces associations animent le village et créent des liens entre les personnes, liens durables et solides, indispensables pour faciliter l'accueil des nouveaux arrivants. Leurs activités nombreuses et variées permettent à tous, petits et grands de s'épanouir dans différents domaines en matière de loisirs sportifs et culturels. C'est aussi grâce à ces associations que le village compte bon nombre de manifestations tout au long de l'année. Sonia Castellani a découvert Malaussène par l'intermédiaire d'amis originaires du village. Depuis, avec son mari, ils y coulent des jours heureux le temps d'un week-end et pendant l'été. C'est pour participer activement à une dynamique de culture et de loisirs, qu'elle décide de reprendre en 2003, la présidence de l'association "Lou Néblat". Forte de 65 adhérents, l'association organise la fête de la musique, un vide grenier, un loto et un rassemblement de chorales sur la place en juillet.

 

Le patrimoine religieux

 

  Une église provençale

Bien que située dans le Comté de Nice, l'église de l'Assomption datant du XVIIe siècle (1639) relevait du diocèse provençal d'Entrevaux. L'édifice paroissial affiche extérieurement un mélange de style roman­ gothique. Il se caractérise par un clocher carré de type lombard et une nef unique à chevet plat, fréquent dans le département. L'intérieur, lui, est réalisé dans un style baroque. Le petit cimetière qui y est accolé donne au lieu une âme mélancolique.

 

  La Chapelle de "Malaussène d'en haut"

La chapelle Saint Joseph se trouve sir les ruines de la partie la plus ancienne du village de Malaussène. C'est en ce lieu, devant le sanctuaire, qu'est proclamé en 1860, le rattachement à la France. En 1866, sur les 380 habitants de la commune, « Malaussène d'en haut » n'en compte déjà plus que 25. Il n'en restera que cinq en 1911. Chaque année pour la Saint‑Joseph, un pèlerinage est organisé jusqu'à la chapelle.

 

  La Chapelle des Pénitents‑blancs

Elle est située à côte de la Maire, Également appelée chapelle du Gonfalon ou chapelle de la Sainte ­Croix, en référence à la copie d'une rouvre de Lebrun qu'elle renferme. Le tableau « La descente de croix » datant de 1684 a été restauré et constitue un exemple assez rare dans le Comté de Nice, habituellement influencé par l'Italie, d'un modèle choisi dans la peinture française.

 

 

Le patrimoine bâti

 

  Le Viaduc de Michaud, un édifice stratégique

Cet ouvrage engagé par l'architecte Michaud en 1714 a été terminé en 1775. Il a fallut plus de soixante ans pour en faire une voie de communication et un aqueduc. Avant la percée des gorges de la Mescla à la fin du XIXe siècle, il relie par le col du Vial, les vallées du Var et de l'Estéron, ainsi que les cantons de Villars et Roquestéron. Les troupes empruntent cette voie stratégique jusqu'à la seconde guerre mondiale. L'aqueduc permet d'amener au bas du village, l'eau de l'Adous, source très abondante. Dans le même temps, on construit en amont l'ancien moulin à grain. Ces améliorations vont contribuer à l'exode des familles vers le nouveau village.

 

  Le lavoir, haut lieu de "pastrouil"

La construction (après 1919) de ce lieu de rendez‑vous des commères est reportée par arrêté municipal du 11 août 1914, après guerre. Il remplace alors, le lavoir en pierre de construction très simple et situé au ras du canal, depuis inutilisable. Le nouveau lavoir a été, lui, restauré pour témoigner d'un art de vivre rude mais convivial.

 

  Un linteau qui en dit long

Au centre de ce linteau datant du XVIe siècle (1538), figure les lettres IHS signifiant « Jésus sauveur des hommes », motif le plus répandu dans le département. L'inscription « Fau Morir » fait référence à une ancienne maxime populaire. La représentation de la hache et d'une lance, indique soit l'activité de l'occupant de la maison ou évoque une superstition de ce dernier. La taille du linteau et sa composition témoignent d'une certaine aisance du propriétaire. La présence de ce linteau de porte atteste de l'existence de l'actuelle agglomération dès le XVIe siècle parallèlement au vieux village, abandonné après la seconde guerre mondiale.

 

 

 

Jean Pierre Castiglia, « un développement maîtrisé »

Propriétaire de la populaire « Auberge de La Manda », Jean Pierre Castiglia s'installe à Malaussène en 1972. Il sera maire en 1991 d'une commune de 129 administrés. « Dès le début de mon mandat, j'ai souhaité développer le nombre d'habitants de la commune ». Pour cela, la municipalité travaille à mettre en place des infrastructures favorisant l'attractivité pour les familles. Les vieilles maisons ont été rachetées et réhabilitées, les deux gîtes présents sur la commune ne correspondant plus au modèle de développement du village sont aujourd'hui loués à l'année. « Une école, rouverte en 2002, accueille aujourd'hui une quarantaine d'élèves sur deux classes. Par ailleurs, afin de restaurer le lien social et la convivialité, le bar restaurant situé au coeur du village affiche souvent complet et la création d'une médiathèque est prévue. Les rues du village ont été entièrement pavées et équipées de rambardes, les places ont été embellies. Depuis 2004, l'eau potable, directement puisée à la source, arrive au village. « Dans un soucis de prévention du risque incendie notamment, l'association syndicale libre (ASL) créée en 1995, a favorisé l'installation d'une bergère et de son troupeau afin d'assurer naturellement l'entretien des sols et a organisé une retenue d'eau collinaire à proximité du village». C'est ainsi qu'aujourd'hui, Malaussène compte 220 habitants attirés par une vie plus tranquille et plus saine.

Lou Tuorch, la cantine du village

C'est un pressoir à vin installé à l'entrée de l'établissement qui donne son nom au Bar Restaurant de Malaussène.

Georges y prépare une cuisine traditionnelle et familiale, Isabelle se charge de l'accueil et veille sur les aînés du village. La réhabilitation de ce lieu de rencontre a été une priorité pour le maire car il participe fortement à maintenir le lien social. Le restaurant fait office de cantine scolaire et si ces aubergistes hors normes, se réfèrent à des menus élaborés par des nutritionnistes, Georges, ne peut s'empêcher de céder devant l'insistance des enfants et leur préparent parfois des hamburgers. Lou Tuorch fournit les repas des plus anciens qui s'attablent chaque jour, matin et soir. « Le mercredi, jour de fermeture et la veille de nos congés nous préparons des sachets repas pour assurer la continuité du service ».

 

 

 

Malaussène pratique

 

La situation géographique de Malaussène offre l'opportunité de faire une très belle promenade (niveau facile - 3h30) au cours de laquelle crêtes, vallons et frondaisons de sous-bois alternent. Un chemin permet de suivre vers l'ouest le viaduc pendant sept kilomètres en se dirigeant vers la source, située à proximité d'un mur d'escalade (renseignements à l'union sportive du bar des Platanes de Villars). Cette longue virée sur le plat se fait souvent à l'ombre. Gorges, grottes et jolies cascades ponctueront la promenade. Les plus courageux peuvent décider de monter jusqu'au " Malaussène d'en haut" pour constater que s'il ne reste pas grand chose du premier Malaussène d'origine, ni de son château, le point de vue sur la vallée est toujours aussi remarquable.

 

 

Principales Festivités 2005*

 

La Saint Joseph, fête des menuisiers.

Procession jusqu'à la chapelle située dans les ruines de l'ancien village.

La Saint-Pierre, fête patronale.

La Saint-Théodore. Cette fête marquait la fin des gros travaux d'été.

de nombreuses manifestations sont organisées par l'association Lou Neblat

Maire : Jean-Pierre Castiglia

Hôtel de Ville 06710 MALAUSSENE

 

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